Article - Vous avez dit "Management subversif" ?

La représentation dominante du management est généralement assez

binaire : un décideur, légitime, en lien avec des exécutants, respectés.

Cette vision confère une dimension verticale, descendante à la relation manager / managé, qui se trouve de plus en plus interrogée. Depuis des années, les entreprises tentent de corriger cette caractéristique descendante de la relation en développant la culture et les méthodes participatives et, plus récemment, en prônant des valeurs de bonheur et des postures de bienveillance.

Parallèlement à cette évolution, la société rappelle combien elle tient au rapport de forces comme capacité de négociation, et notamment avec le pouvoir des manifestations de rue.

Or, ces deux évolutions ne se rencontrent pas, tant elles sont fondées sur des représentations différentes, que l’on isole dans des champs conceptuels différents : la société et l’entreprise.

Et pourtant, nous sommes les mêmes dans notre vie privée comme dans notre vie professionnelle, de manière indémêlable, acteurs-sujets, prolongement de nos histoires et de nos environnements singuliers et collectifs.

Alors, ne faut-il pas réinterroger cette représentation initiale schématiquement énoncée par Décideur/Exécutant ?

C’est la voie que nous développons avec LAM - L’art du management : articuler les deux logiques Prescriptive et Constructive, communément appelées descendante et ascendante, dans un même système dialogique que nous appelons la Fonction Management, colonne vertébrale d’une organisation.

La circulation permanente de haut en bas et de bas en haut des réalités vécues par les uns et les autres crée une boucle et permet de développer deux ambitions :

· Le réalisme stratégique en s’assurant que ce que l’on veut est possible

· L’innovation stratégique en réalisant ce dont les ressources de l’entreprise sont capables et qui permettent de modifier les objectifs initiaux, voire d’en inventer d’autres.

Au cœur de la réussite de cette boucle en mouvement permanent, se trouve notre capacité à dialoguer pour prendre en compte les apports de l’altérité.

La responsabilité des managers consiste alors à réussir à capter les risques et les opportunités qui naissent de ce dialogue pour permettre à l’ensemble de l’organisation d’en prendre conscience.

Cette boucle n’a rien en soi d’original mais peut être perçue comme une petite révolution, de par le caractère subversif de son mouvement ascendant qui vient questionner profondément les représentations que nous avons de la relation décideur / exécutant.

La culture du rapport de force entre « dominants et dominés », en confondant sujet et objet, fait confondre rébellion et subversion, et ne facilite ni les ambitions ni l’innovation stratégique. La rébellion concerne la contestation du décideur dans son « pouvoir SUR » des exécutants alors que la subversion cherche à profiter du « pouvoir DE » changer l’ordre des choses grâce à la colonne vertébrale qui émerge en faisant vivre cette boucle.

En réalité il s’agit de respecter la vie de et dans une organisation non pas par humanisme mais par respect du vivant qui anime un collectif.

Nous pensons que la dimension subversive, assumée comme partie intégrante de la Fonction Management, est essentielle à mettre en œuvre pour construire un futur réaliste et innovant. Elle a pour finalité de prendre le relais des rébellions parfois nécessaires, pour passer du conflit hasardeux à la confrontation fructueuse.

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